XVe Colloque de l’Association Internationale pour l’Étude de la Mosaïque Antique - La mosaïque en contexte

Colloque international

, by Jean-Michel Colas

18-22 octobre 2021 - Lyon et Saint-Romain-en-Gal
Lieu du colloque
Grand amphithéâtre de l’université Lumière Lyon 2
Auditorium du musée de Saint-Romain-en-Gal

Thème du colloque: la mosaïque en contexte

Cinquante ans après le colloque de Vienne, en 1971, l’AIEMA fait son retour dans la vallée du Rhône pour sa quinzième édition qui se tiendra à Lyon du 18 au 22 octobre 2021. Le thème de cette année est la « mosaïque en contexte ».
Dans sa conclusion du colloque Décor et architecture en Gaule, en 2008, publié en 2011, J.-P. Darmon attirait l’attention sur le décalage qui subsistait entre l’ancienneté des découvertes d’une majorité de pavements conservés dans les musées et sur site, d’une part, l’intérêt récent porté à leur contexte architectural et archéologique, d’autre part, dont la prise en compte est devenue incontournable pour l’établissement de typologies et de chronologies.

Il est sans doute trop tôt pour affirmer que ce fossé a été comblé. Ce qui est certain en revanche, c’est que les découvertes de mosaïques in situ se sont succédé ces dernières années, à l’étranger comme en France, dans le cadre de l’archéologie préventive comme de l’archéologie programmée, générant tout un faisceau de données qui faisaient jusqu’à présent défaut.

D’un point de vue général, l’étude des mosaïques en contexte peut prendre en compte différents paramètres en les envisageant géographiquement et chronologiquement, du point de vue spatial, formel et structurel : spatial, car la mosaïque façonne l’espace et détermine sa fonction; formel, car les textures, les couleurs, les schémas, les motifs et leur agencement nourissent son langage pictural et sa signification ; structurel , car sa mise en œuvre et la chaîne opératoire qui en découle participent de la logique constructive de l’ensemble architectural et ornemental dans lequel elle s’insère, l’ensemble s’inscrivant dans un horizon culturel spécifique. Cette approche plurielle a fait ses preuves au cours des cinquantes dernières années et ne cesse de se développer grâce à la mise au jour de nouveaux pavements - la ville antique de Vienna a été récemment le théâtre de découvertes exceptionnelles et bien contextualisées, que l’on aura le plaisir de découvrir pendant le colloque.

Le prochain colloque privilégiera les présentations de découvertes in situ, de préférence récentes, fouillées en stratigraphie et étudiées selon les exigences scientifiques actuelles. Dans la mesure du possible, l’accent devra être mis sur les données de terrain, lorsque les contextes - sol, remblai, utilisation et destruction qui précèdent les mosaiques ou les recouvrent - ont été conservés et documentés, de sorte à asseoir la chronologie des pavements et cerner leur relation avec l’architecture et ses revêtements (sectilia de marbre et de verre, enduit peint, stuc, placage de roches décoratives...), en place ou non. La prise en compte des mobiliers associés (céramique, monnaies, pièces d’ameublement, sculpture...), de permettra de tirer parti de tous les indices disponibles, aussi ténus soient-ils.

La qualité de ce contexte et de sa documentation devra primer sur la qualité picturale et technique de la mosaïque, raison pour laquelle on privilégiera les présentations monographiques à l’échelle d’une fouille ou d’un site, sans écarter pour autant les présentations de synthèses régionales ou provinciales, dès lors qu’elles se fonderont sur une sélection de découvertes répondant aux critères précités.

Le dialogue renforcé entre archéologues de terrain et spécialistes de la mosaïque sous le prisme de ce regard contextualisé permet de mettre en avant les avancées méthodologiques et d’affiner les référentiels issus des découvertes in situ, même les plus modestes. A terme, ils renouvellent les problématiques et nourissent la relecture des résultats anciens dans le domaine, à l’échelle de régions, de provinces ou de l’Empire.

Les propositions de communication et de posters doivent s’inscrire dans l’un des deux thèmes suivants :

- Thème 1 La mosaïque en contexte. Les interventions présenteront des monographies à l’échelle d’une fouille ou d’un site, ou encore, des synthèses régionales ou provinciales.
- Thème 2 Nouvelles découvertes et nouvelles interprétations. Ce thème regroupera les interventions courtes consacrées aux présentations et études inédites ne correspondant pas au thème 1.

La durée des communications comprise entre 15 et 30 minutes, sera fixée par le comité selon les exigences du programme.

Les propositions doivent être envoyées avant le 15 octobre 2020 à l’adresse suivante : aiema.lyon.2021@gmail.com

Le comité scientifique sélectionnera les propositions des interventions et en avisera les auteurs le 15 décembre 2020.


En collaboration et sous les auspices de
ArAr, UMR 5138, CNRS 1 Université de Lyon / MOM
AOROC, UMR 8546, CNRS / ENS / EPHE / PSL
LA3M, UMR 7298, CNRS / Aix-Marseille-Université (AMU)
Arkaia, CNRS / Aix-Marseille-Université (AMU)
Université Lumière Lyon 2/ Université de Lyon
Musée et sites de Saint-Romain-en-Gal
Musée de Lugdunum (à confirmer)
Service archéologique de la ville de Lyon (à confirmer)
Association Francophone pour l’Étude de la Mosaïque Antique (AFEMA)
Association GAROM
Comité d’honneur
Catherine Balmelle (AOROC, UMR 8546 CNRS/ENS/EPHE/PSL)
Jean-Pierre Darmon (AOROC, UMR 8546 CNRS/ENS/EPHE/PSL)
Henri Lavagne (Institut de France, AOROC, UMR 8546 CNRS/ENS/EPHE/PSL)
Comité d’organisation
Matthieu Poux (ArAr, UMR 5138 CNRS/Université de Lyon)
Amina-Aïcha Malek (AOROC, UMR 8546 CNRS/ENS/EPHE/PSL)
Daniel Istria (LA3M, UMR 7298 CNRS/Aix-Marseille-Université)
Anne-Marie Guimier-Sorbets (ArScAn, UMR 7041, CNRS/Université Paris Nanterre)